GABRIELLE WITTKOP
1920 - †2002
Le Nécrophile
Régine Deforges Éditeur
Coll. La Bibliothèque Noire - 1972 - E. O.
Rare Edition Originale
Suivi d'une étude sur la nécrophilie : Nécropolis
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Des conceptions sexuelles marginales, la nécrophilie est sans doute la moins revendiquée, et la moins écrite : Gabrielle Wittkop en a fait le sujet de ce roman particulièrement obsédant et troublant, unique en son genre. Écrit "à la mémoire de C.D., tombé dans la mort comme Narcisse dans son image". Le Nècrophile sorti dans l’indifférence a très vite suscité un vif scandale.
EROS et THANATOS
Gabrielle Wittkop nous entraine dans un infernal ballet amoureux, nous projette contre la peau satinée des morts parmi les effluves de fleurs fanées, de bombyx, de cierges et d’encens. Il y a comme une prière, une quête de pureté dans cette descente aux enfers. La mort fascine
le vif. Le nécrophile la poursuit en chancelant, dévoré intérieurement par sa passion jusqu’à ce que la déraison
l’emporte.
Une œuvre dérangeante au-delà de toute morale, une écriture d’orfèvre, ciselée, pointue, cruelle entraînant le lecteur vers les rives d’une sensualité macabre.
Telle une fleur vénéneuse et rare, dont on sait que le poison s’infiltrera en nos veines, Gabrielle Wittkop a eu
l’élégance et la pudeur de placer le lecteur en position de manque.
Gabrielle Wittkop revendiquait de vivre en "homme libre". Elle convoque la faucheuse le 22 décembre 2002 à Francfort.
Dans sa vie elle aima et séduisit des femmes sans jamais pouvoir vivre avec une. Elle leur préféra Justus (Justus Franz Wittkop, essayiste ), un homosexuel Allemand avec lequel elle
vécu quarante ans, qu’elle cacha pendant la guerre avant de l’épouser et de le suivre en Allemagne.
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