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Épris des larges horizons, il tente d’échapper au médiocre en alimentant son immense curiosité. Entre 1895 et 1902, il entreprend à plusieurs reprises de longs périples Il visite d’abord l’Europe du Nord où il rencontre le naturisme qu’il pratiquera pour communier avec “les primitivités de la nature“, puis les rives méditerranéennes, il pousse jusqu’aux Montagnes d’Asie. Observateur, il ramène de ces voyages des Notations (1906) où il a pris la mesure des beautés naturelles.
Avec une méthode presque scientifique, il franchit d’autres frontières, plus extatiques celles-là. Il goûte le haschisch, l’opium et l’éther dont il décrit les fantasmagories dans Paradis du Haschisch (1930). Son but est d’approfondir les incursions de Baudelaire au pays des songes. Ce qu’il tente dans le poème “Télépathie“ qui relève la difficulté de dissocier sa propre conscience des influx extérieurs lorsqu’on est sous l’emprise du “juste, subtil et puissant Opium“.